L’ami Jean

Poto roses

Ce mercredi soir nous traversons la Seine pour rejoindre le très chic 7ème arrondissement. Pont Alexandre III, Invalides, Assemblée Nationale, Quai d'Orsay…Des routes qui vous font dire "Putain, ça a quand même de la gueule Paris.". Stop au 27 rue Malar, chez L'ami Jean.

Le lieu, en total-look bistrot du Sud-Ouest, contraste royalement avec l'extérieur : comptoir ancien, tables et chaises en bois, banquettes rouges…Et sur les murs : photos de rugby, miroirs, briques, ardoises, bons, une fresque #jesuischarlie qui prône la liberté d'expression, ou encore serviette crayonnée.

La cuisine ouverte nous laisse observer Stéphane Jégo, chef breton au caractère bien trempé, qui s'affaire au dressage, et sa brigade munie de belles casseroles en cuivre. En salle le service se remue et les accents se côtoient. C'est chaleureux, convivial, léger et désinvolte.

En guise de mise en bouche, nous démarrons avec quelques tranches de chorizo et une terrine délicieuse qu'on tartine sur pain de campagne épais et aérien. La messe est dite : ici, place aux bons produits, que le festin commence. En entrée : fricassée de sous-bois pour Monsieur, soit une généreuse assiette de champignons divers : cèpes, girolles, trompettes de la mort. Et pour Madame, les Saint-Jacques. MAXI COUP DE CŒUR. Surprenants de finesse, les peignes de Jacob, grillés sur le dessus, translucides sur le dessous, se baignent dans un jus d'agrumes de Bachès, avec quelques fanes de fenouil, sous un zeste d'orange et de grandes feuilles d’Oxalis. Pour le plat : Monsieur se régale d'une assiette de cochon dans toutes ses formes : saucisse, pancetta, oreille… #toutestbondanslecochon. Madame se délecte d'un cabillaud fondant, coiffé d'un anchois de Galice mariné, posé sur une fricassée de châtaignes, et navigant dans une réduction de vin rouge, des touches de gingembre relèvent le tout. Belle assiette. On termine avec quelques cuillères du réputé, car merveilleux, riz au lait maison, accompagné de caramel au beurre salé et nougatine. Nous voilà repu, la peau du ventre bien, bien tendue, merci petit Jésus.

Pour l'invitation à l'ivresse, on nous propose un Crozes-Hermitage, cuvée Ghany 2015 du Domaine Gaylors Machon, nous disposons.

Bilan : très belle découverte, l'établissement vous transporte hors du temps, et offre une expérience surprenante, qui mêle habilement cuisine rustique du terroir, et finesse d'une gastronomie actuelle.

"L'intelligence de la vie… Ce mélange si particulier de respect des convenances et de largeur d'esprit, cette faculté de comprendre avant de savoir."  Jean Dutourd

  • Adresse : 27  rue Malar, 75007
  • Site : lamijean.fr
  • Prix : A la carte : entrées entre 18 et 25€, plats entre 38 et 45€, dessert environ 10€

 

 

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